Jeudi 15 Mai 2008
Je déteste les mariages...
Par Lauren, Jeudi 15 Mai 2008 à 13:18 GMT+2 dans Lauren & les hommes

La semaine dernière, j'étais invitée au mariage d'une ancienne amie de fac. D'une manière générale, je n'aime pas trop les mariages. La plupart du temps, on crève de chaud dans une salle de la mairie trop petite, on se gèle dans l'église et je finis assise à une table où je suis la seule célibataire. En plus, je garde un très mauvais souvenir d'un des premiers mariages auquel j'ai assisté. C'était il y a onze ans et l'un des amis de la mère de la mariée (un homme en âge d'être mon père) m'avait carrément mis une main aux fesses (je te rappelle, cher lecteur, que je suis aujourd'hui âgée de 27 ans... donc 27 - 11, je te laisse faire la soustraction...).
Pour ce qui est du mariage de cette amie, je passe sur la robe de mariée (très simple, très sobre, très jolie) et sur le repas pour me concentrer sur deux personnes : le prêtre et mon voisin de table.
Alors, à ce stade, je dois vous dire qu'en religion, je n'y connais pas grand-chose. Mais tout de même, je me pose quelques questions sur la probité du curé. En effet, il a demandé préalablement 200 € pour célébrer l'union. Or c'est bien la première fois que j'entends parler d'une telle pratique...
En route pour le château où se déroulait le repas, j'apprends qu'il y a une « table de célibataires » et on ajoute même que : « Tu as de la chance, tu vas être à côté de Stéphane, tu vas voir il est très, très charmant... ».
Stéphane donc... Parisien, la trentaine, photographe, grand et très charmant en effet. Je m'aperçois assez vite qu'il a la particularité de commencer 90% de ses phrases par « moi je ». Quelques exemples ? « Moi j'ai renoncé à une petite vie ennuyeuse pleine de frustrations, à la facilité », « moi j'ai choisi de lâcher un emploi de bureau bien payé mais pas enrichissant pour quelque chose qui me passionne », « moi j'ai eu le courage de renoncer à tout ça », « moi j'ai une vie exaltante », « moi j'ai peu de besoin et je ne supporte pas la superficialité », « moi je me demande comment on peut exercer toute sa vie un métier comme contrôleur des impôts pas exemple », etc.
Eh bien, je vais vous dire, je crois que finalement j'aurais préféré passer la soirée à une table où il n'y avait que des couples qui ne m'auraient pas adressé la parole du repas plutôt qu'à côté de ce Stéphane...








