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Je déteste les mariages...

mariage

La semaine dernière, j'étais invitée au mariage d'une ancienne amie de fac. D'une manière générale, je n'aime pas trop les mariages. La plupart du temps, on crève de chaud dans une salle de la mairie trop petite, on se gèle dans l'église et je finis assise à une table où je suis la seule célibataire. En plus, je garde un très mauvais souvenir d'un des premiers mariages auquel j'ai assisté. C'était il y a onze ans et l'un des amis de la mère de la mariée (un homme en âge d'être mon père) m'avait carrément mis une main aux fesses (je te rappelle, cher lecteur, que je suis aujourd'hui âgée de 27 ans... donc 27 - 11, je te laisse faire la soustraction...).

Pour ce qui est du mariage de cette amie, je passe sur la robe de mariée (très simple, très sobre, très jolie) et sur le repas pour me concentrer sur deux personnes : le prêtre et mon voisin de table.

Alors, à ce stade, je dois vous dire qu'en religion, je n'y connais pas grand-chose. Mais tout de même, je me pose quelques questions sur la probité du curé. En effet, il a demandé préalablement 200 € pour célébrer l'union. Or c'est bien la première fois que j'entends parler d'une telle pratique...

En route pour le château où se déroulait le repas, j'apprends qu'il y a une « table de célibataires » et on ajoute même que : « Tu as de la chance, tu vas être à côté de Stéphane, tu vas voir il est très, très charmant... ».

Stéphane donc... Parisien, la trentaine, photographe, grand et très charmant en effet. Je m'aperçois assez vite qu'il a la particularité de commencer 90% de ses phrases par « moi je ». Quelques exemples ? « Moi j'ai renoncé à une petite vie ennuyeuse pleine de frustrations, à la facilité », « moi j'ai choisi de lâcher un emploi de bureau bien payé mais pas enrichissant pour quelque chose qui me passionne », « moi j'ai eu le courage de renoncer à tout ça », « moi j'ai une vie exaltante », « moi j'ai peu de besoin et je ne supporte pas la superficialité », « moi je me demande comment on peut exercer toute sa vie un métier comme contrôleur des impôts pas exemple », etc.

Eh bien, je vais vous dire, je crois que finalement j'aurais préféré passer la soirée à une table où il n'y avait que des couples qui ne m'auraient pas adressé la parole du repas plutôt qu'à côté de ce Stéphane...

 

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C'est important pour vous l'humour ?

Je pars en courant ?

Je vous demande ça parce que j'ai rencontré quelqu'un. Et il se trouve qu'il a un sens de l'humour - si tant est qu'il en ait un - très différent du mieux.

Par exemple, en début de semaine chez des amis, j'ai dit : « Shakespeare a vraiment un effet aphrodisiaque ». Dit comme ça, ça vous semble peut-être un peu bizarre, mais dans la conversation, c'était bien, très bien même. Oui, je m'auto-congratule d'avoir pu caser cette phrase que j'ai en fait piqué dans un bouquin (ce détail reste entre nous hein !).

Tout le monde a ri ; sauf lui.

Non, il a répondu : « Tu es très cultivée. J'aime les filles cultivées ».

Alors certes, ce compliment flatte mon ego (enfin... pas tant que ça vu que cette phrase est extraite des « Pintades à Londres », ce qui n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler de la Grande Littérature...), mais ce n'était assurément pas la réponse idoine. Pour tout dire, j'ai même trouvé ça affligeant.

Je suis à peu près certaine aussi que mon billet d'avant-hier et l'épisode de la sexitude du brocoli ne l'aurait pas fait marrer non plus. Et c'est bien triste...

Je n'oublie en aucun cas que toute relation implique des compromis. Je peux supporter tout un tas de défauts (vu que j'ai quelques excédents de bagages moi aussi) : manque de sensibilité, narcissisme, lâcheté, jalousie, opinions politiques divergentes (j'ai des restrictions sur ce point) et j'en passe, addiction au foot, ronflements, pieds qui puent et autres tue-l'amour, mais pas le manque d'humour.

C'est emmerdant ; il avait pourtant l'air gentil.

Bon vendredi !

 

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L'ex, cet être qu'on aurait préféré ne jamais connaître...

Je n'ai pas beaucoup d'ex (mais quelques-uns suffisent à vous empoisonner la vie...).  

Mon amie Nicole m'a envoyée un e-mail en milieu de semaine dernière pour me prévenir qu'un de mes ex avait jugé bon de s'épancher et avait parlé à sa nouvelle petite amie de notre relation. Il se trouve que sa nouvelle copine est la sœur d'une amie à Nicole (vous suivez ?) et que ses propos sont donc arrivés jusqu'aux oreilles de Nicole, qui s'est empressée de me mettre au courant.

Nous ne sommes pas amis (d'ailleurs, je ne sais pas vous, mais moi, je ne suis amie avec aucun de mes ex), mais je suis restée (enfin, du moins, je le croyais...) en bons termes avec cet ex. Nous nous sommes séparés d'un commun accord après une relation de huit mois qui ne nous menait nulle part et qui ne nous satisfaisait plus ni l'un ni l'autre. Si je savais que je n'étais pas à l'abri d'une indélicatesse de la part d'un de mes ex, je ne pensais pas que ça viendrait de lui... Eh bien, les amis, je me suis rarement autant fourvoyée...   

Voilà ce que cet ex, que je nommerai pudiquement D., a dit : « Lauren est autoritaire et prétentieuse. Une vraie manipulatrice. Elle faisait toujours semblant d'être d'accord avec moi et puis elle faisait tout un tas de simagrées jusqu'à ce qu'on fasse ce qu'elle avait décidé. Une incroyable emmerdeuse. Elle se comportait comme une diva. Vraiment très égoïste ». Euh... c'est tout ? Eh bien non, justement, ce n'est pas tout. J'ai gardé le meilleur pour la fin. D'ailleurs, si vous étiez en train de lire ce billet de façon détachée (je peine à croire que vous puissiez lire mes billets de façon détachée mais bon, on est lundi, je vous pardonne ;)) reconcentrez-vous parce que... parce que ce gentleman de D. a ajouté : « Oui, c'est ça très égoïste. Et même au lit, elle était égoïste ». HEIN ?! Alors là, c'est le summum ! Où il est allé pêcher un truc pareil ?! Pourquoi ne pas dire carrément que je le prenais pour un objet sexuel tant qu'on y est !

Eh dire que Laurent Fabius, quand on l'a interrogé sur Carla Bruni Sarkozy, dont il a été très proche, a répondu avec élégance : « Je ne parle pas des femmes, je parle aux femmes... nuance ». Il n'aurait pas pu faire un tel commentaire D. ?

Je rencontre rarement D., mais il arrive que je le rencontre. Je ne sais pas encore si je vais m'autocensurer et l'ignorer royalement ou préparer une petite pique cinglante genre la vengeance est un plat qui se mange froid (je vous tiens au courant ;)).

En attendant, je vous souhaite à tous un bon lundi.

 

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C'est beau un homme désespéré (parfois)

Hier soir, je suis allée dîner chez un couple d'amis (Anne et Xavier, ceux qui ont une déco hyper kitsch). Je vous rassure tout de suite, le designer - oui, le designer de lampes, celui qui me parlait de mes seins (à lire ici) - ne faisait pas partie des convives (il est black-listé depuis cette soirée).

Après l'apéro, j'ai suivi Anne dans sa cuisine pour l'aider. Je suis une handicapée des fourneaux, ce n'est plus un mystère pour personne. Aussi lorsque j'ai saisi une assiette et une cuillère pour servir la mousse de saumon, c'est bien simple, Anne a retenu son souffle comme si j'allais faire un saut périlleux arrière entre la gazinière et le lave-vaisselle.

Xavier est venu chercher un tire-bouchon pour ouvrir la bouteille de vin blanc, accompagné de son frère aîné, Eric, que je voyais pour la première fois.

Eric et sa chemise.

Eric et sa chemise grande ouverte qui laissait apparaître l'extraordinaire vitalité de son système pileux.

La dernière fois que j'ai rencontré un tel spécimen, il disait ceci : « Franchement, je vivrais très mal d'être avec une femme qui gagne plus d'argent que moi ». C'est vous dire qu'à cet instant précis, j'avais peur. Eh bien là, j'avais tort... Sous cette cuirasse velue, un cœur saigne.

Longtemps, il a plaisanté, il a affabulé, il a fait croire que ces petites soirées chez son frère et sa belle-sœur n'étaient qu'un répit dans sa vie trépidante de célibataire.  

Mais depuis, il a eu trente-cinq ans. Et il s'est transformé en une femme des années 50 : sa seule ambition, c'est se marier et avoir des enfants.

Lorsque Anne lui apprend que je suis moi aussi célibataire, il compatit (alors que je ne lui ai rien demandé). Cet homme souffre, ça se voit, il a même le dos un peu voûté (à moins que ce soit une scoliose...).

Quand il raconte ses déboires avec des jeunes femmes rencontrées sur Meetic, on accompagne un chemin de croix.  

Pour lui, boire un café seul à une terrasse semble être devenu une expérience aussi terrifiante que d'assister à une crémation. C'est bien simple, il se l'interdit.

Il me demande comment je fais. Je lui réponds : « Je m'assois tout simplement, sans même sortir un bouquin, sans même faire semblant que j'attends quelqu'un. Et je profite du soleil, et parfois des conversations aux tables voisines ».

Il me précise qu'il recherche une relation stable (ben, j'avais cru comprendre), qu'il n'aime pas les disputes, qu'il veut privilégier l'écoute et l'échange. En fait, je sens bien qu'il est anti-dispute, anti-conflit, comme si ça lui rappelait trop ses parents.

Je lui dis que je vis très bien le fait d'être célibataire (ce qui est tout à fait vrai). Il affiche un petit sourire triste et je vois bien qu'il ne me croit pas du tout.  

 

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Relation homme/femme: vers une nouvelle mode ?

George

Des propos apparemment anodins sont souvent à l'origine de grands bouleversements. C'est ainsi que j'ai pris le bus samedi après-midi...

Le conducteur, que je connais depuis des années (la quarantaine, un accent toulousain épouvantable), cherchait quelqu'un pour s'épancher. Et... j'étais là. Assise bien sagement, je l'ai écouté me parler de sa vie sentimentale. Sa jeune compagne qui voulait faire un break, qui ne voulait pas s'engager (« C'est quand même fou ça, c'est les nanas qui veulent plus s'engager maintenant, c'est un truc de mec ça »), alors que lui avait déjà tout prévu (la recherche d'un appart à louer en commun, le canapé et la table basse pour meubler le salon, etc.). Je vous passe un certain nombre de détails sans intérêt.

Les seuls mots qui sont sortis de ma bouche pendant tout le trajet ont été : « euh », « oui », « ah », « hum ». De toute façon, il n'attendait aucune réponse de ma part, il s'agissait bel et bien d'un monologue.

Alors que j'arrivais presque chez moi (et que les autres passagers du bus se marraient bien), surgit l'Affirmation (avec un grand A) : « De toute façon, si elle revient pas, j'm'en fous. Je suis plutôt pas mal, j'ai un job, j'ai un appart, je peux retrouver quelqu'un, pas de problème. En plus, elle va avoir 32 ans, j'peux trouver plus jeune. C'est vrai quoi, c'est la mode les mecs de 45 ans et les filles de 25. Je vois que ça. Mes potes qui ont mon âge, ils sont tous avec des filles de 25 ans, y'a que ça. J't'assure Lauren, les mecs de 45 ans et les filles de 25, c'est la nouvelle mode. » Euh...

Voici une liste non exhaustive des raisons de ne pas succomber à cette nouvelle mode (si tant est que cela en soit une...) :

1. C'est une question de pyramide des âges. Que vont faire les mecs de 25 ans si les jeunes femmes du même âge sont prises ?

2. C'est une question de pyramide des âges. Que vont faire les femmes de 45 ans si les hommes du même âge sont pris ?

Évidemment, 1 et 2 peuvent trouver une solution ensemble.  

3. À propos de l'expérience, Madonna a eu cette phrase un jour : « Les jeunes hommes ne savent pas ce qu'ils font, mais ils le font toute la nuit ».

4. Parce que tous les hommes ne sont pas George Clooney. Tout homme ne vieillit pas bien, tout homme ne se bonifie pas avec l'âge.

5. Parce qu'un homme de 45 ans peut avoir un fils de 25 ans et que ça m'ennuierait d'être victime du syndrome Carla Bruni (si vous ne comprenez pas ce point 5, tapez sur n'importe quel moteur de recherche : « Carla Bruni + Enthoven père fils », parce que là, ce serait trop long à vous expliquer).

6. Parce que si je vais chez Mac Do et que la serveuse me demande : « Et votre papa, il prend quoi ? Un menu Royal Cheese lui aussi ? » Il se pourrait que je ne la contredise pas (ni pour le « papa » ni pour le Royal Cheese).

7. Parce que si un jour j'évoque un épisode cultissime de Friends avec Rachel, Ross et un chat et qu'il me répond J.R, Sue Ellen et puits de pétrole, il va y avoir quelque chose comme de l'incompréhension.  

8. Parce qu'il pourrait avoir des tas de discussions intéressantes avec mon père : l'acuité visuelle qui diminue avec l'âge, le fait qu'on supporte moins bien l'alcool, qu'on récupère moins bien après une nuit blanche. Ils pourraient même en arriver à parler de l'andropause* et, franchement, ce n'est pas un thème que j'aimerais que mon père aborde avec mon mec.  

* andropause : chez l'homme, ensemble des manifestations organiques et psychiques survenant entre 50 et 70 ans, notamment une diminution des activités génitales.

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"Au secours ! Mon homme porte mes strings !" (la suite)

Ceci est l'épisode 2 de « Au secours ! Mon homme porte mes strings ! », la première partie se trouve ici.

(...)

J'ai pensé à Victoria Beckham (si si) qui a eu cette phrase un jour : « Dans mon bain, j'utilise mes strings pour m'attacher les cheveux, c'est super pratique ».

J'ai pensé à Wexler, un des psychanalystes présents dans le roman Marilyn dernières séances (cf. article du 11/02), qui dit ceci : « Ces hommes qui se font pousser la barbe. Si c'est pour être plus virils, c'est raté : ils ne se rendent pas compte qu'ils font ressembler le bas de leur visage au sexe de leur femme ».

J'ai pensé à ma propre lingerie. Je me suis félicitée de ne faire qu'un petit 36. Oui, parce que dans un petit 36, HDABDL, il y rentre à peine une jambe.

J'ai pensé à la nouvelle collection de Princesse Tam Tam. Et j'me suis dit que vraiment, il y a de chouettes modèles.

Et puis, à un moment, il a fallu articuler quelque chose et que ce quelque chose devienne des mots.

Et puis, j'ai dit : « Peut-être qu'il avait plus de caleçon propre ? » Alors, bien sûr, je vous l'accorde, ce n'était pas à proprement parler la réflexion la plus intelligente de ces dix dernières années. Mais, j'aurais voulu vous y voir. J'étais en train de manger du porc au caramel en écoutant Guillaume Durand sur Europe 1 et mon amie me téléphone et me dit : « J'ai découvert HDABDL avec un de mes strings. Un rose pâle. Un de mes préférés en plus ! »

À cet instant précis, je n'avais qu'une crainte : que ABDL prenne ma très intelligente réflexion pour un trait d'humour... J'avais raison.

ABDL : « Lauren, si je t'ai appelée toi, c'est parce que j'espérais que tu ne te moquerais pas de moi ! »

Lauren : « Mais je ne me moque pas. J'essaie... j'essaie de trouver une explication, j'essaie d'analyser objectivement la situation... »

ABDL : « Eh ben... c'est pas possible. Parce que c'est moi qui lui lave et qui lui repasse ses caleçons »

Lauren : « Ah... »

ABDL : « Oui »

Lauren : « Peut-être... Sûrement même ! Sûrement qu'il allait te faire une surprise ! Il allait venir t'embrasser langoureusement dans la cuisine, t'amener dans la chambre, sur votre lit. Et là, il aurait enlevé son pantalon et tu aurais trouvé ça très marrant ! »

ABDL : « Si je suis rentrée précipitamment dans la salle de bains ce matin-là, c'est parce que j'étais en retard, la porte d'entrée était entrouverte, j'avais mon manteau, mes gants, mes clés de voiture dans la main, prête à partir au boulot. Je me suis aperçue que j'avais oublié ma montre, alors je suis entrée dans la salle de bains pour la récupérer avant de filer. »

Lauren (un peu excédée) : « Ben je n'sais pas moi ! Est-ce que tu lui as posé à lui la question d'abord ? »

ABDL : « Oui »

Lauren : « Il a dit quoi ? »

ABDL : « Il a dit qu'il aimait le contact de la matière sur sa peau. »

Là, je n'ai pas ri, non j'ai pouffé (ce qui est encore pire, je crois bien). Oui j'ai pouffé parce que même mon self-control à toute épreuve a ses limites.

 

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"Au secours ! Mon homme porte mes strings !"

À la lecture de ce titre, vous vous dites (peut-être) : « Lauren, c'est quand même une grande spécialiste pour tomber sur des types bizarres ». Eh bien, sachez que je n'ai pas le monopole en la matière et que cette mésaventure est arrivée à une amie. Je nommerai pudiquement cette amie ABDL pour l'Amie Belge De Lauren et son compagnon HDABDL pour l'Homme De l'Amie Belge De Lauren. Que dites-vous ? « Ah bon ? La Belgique existe encore ? » Oh vous êtes taquins là.

Il y a quelques soirs, alors que je mangeais du porc au caramel commandé chez le traiteur chinois - oui je sais, ce n'était pas encore le Nouvel An chinois, c'est mon côté « en avance sur la tendance » -, ABDL m'appelle. Je vous passe les premières discussions d'usage sur le temps qu'il fait, notre santé, notre situation professionnelle et ma vie sentimentale. Autant de sujets d'un intérêt très limité.

Je sens à la voix de ABDL qu'elle a quelque chose à m'annoncer. Un mariage ? Un bébé ? À cet instant précis, j'ai peur.

ABDL : « Tu te souviens de cette fois où je t'avais parlée des problèmes sexuels de mon ex ? »

Lauren : « Euh... Ce soir-là, j'avais bu tellement de bière que je me souviens surtout de mon mal de tête du lendemain. »

ABDL : « Aussi tu bois jamais. Donc après, dès que tu bois un peu, t'es bourrée. »

Lauren : « T'as raison, j'devrais devenir alcoolique comme ça j'tiendrais mieux l'alcool quand on fait des soirées. »

ABDL (sérieuse, voulant recentrer la discussion) : « Eh ben, j'ai un peu le même genre de confidence à te faire... »

Lauren : « Ah ?! »

ABDL : « Voilà. Je suis rentrée dans la salle de bains l'autre jour, j'avais pas fait attention que HDABDL y était. Il était en train de s'habiller. Et... il portait un de mes strings. Un de mes préférés en plus ! Un rose pâle. »

Là, l'espace d'un instant, je n'ai rien dit. Non, parce que quand on a rien à dire, parfois, il faut savoir se taire.

Mais... j'ai pensé.

J'ai pensé à HDABDL dans un string rose pâle. Alors là, bien sûr, vous ne connaissez pas HDABDL. Mais j'vous assure, c'était poilant (si j'ose dire).

J'ai pensé à ABDL découvrant HDABDL portant son string rose pâle. Et là, j'étais à la fois peinée et hilare.

J'ai pensé à ma mère (si si) et à ce qu'elle me dit à chaque fois qu'elle vient chez moi et qu'elle trouve mon appart en désordre : « Si tu rangeais tes affaires, tu les retrouverais facilement, alors que là, on pourrait très bien t'avoir emprunté ou volé plein de trucs, tu ne le saurais même pas. »

J'ai pensé à la corpulence de HDABDL, je l'ai comparée à celle de ABDL et j'ai plaint ce pauvre string rose pâle.

J'ai pensé aussi que tout cela n'était quand même pas si grave.

J'ai pensé à encore beaucoup d'autres choses et à un moment aussi j'ai parlé...

À suivre...

 

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"T'es toujours célibataire ?" (la suite)

J'ai 26 ans - bientôt 27.

Il y a encore un an, j'étais peinarde. Aucune question indiscrète sur ma vie privée.

Qu'est-ce qui a changé ? Quel évènement cataclysmal a changé la donne ?

Eh bien, en janvier 2007, ma cousine, qui vient de fêter ses 25 ans, s'est mariée. Elle doit d'ailleurs accoucher dans les prochains jours de son premier enfant. Et alors me direz-vous ?

Sachez que dans la famille, on est très cartésiens. Je m'explique... J'ai quatre cousins plus âgés que moi. Tous ont des enfants. Dans la famille, on est aussi très représentatifs de l'évolution des mœurs françaises puisque la plupart sont nés hors mariage.

Bref, dans l'ordre des choses, c'était mon tour. Sauf que ma cousine, en prenant pour époux son « amoureux » - c'est comme ça qu'elle le désigne - depuis le collège (?), a envoyé valser ordre des choses et chronologie.

Et depuis, ma vie est devenue un enfer.

Dimanche dernier, mon oncle et ma tante sont venus chez mes parents manger une galette des rois - oui vous aussi vous trouvez que la galette des rois de fin décembre à début février, c'est une plaisanterie qui a assez duré...  

Toujours est-il que mon oncle me demanda, la porte d'entrée à peine franchie et son manteau encore sur les épaules : « Alors ? Toujours personne à nous présenter ? »

Comment vous dire... Pourquoi des personnes, dont je ne suis au demeurant pas très proche, s'arrogent le droit de me poser des questions aussi personnelles ? Non, parce que je ne suis pas très proche de mon oncle. D'ailleurs, dernièrement quand on lui a rappelé qu'il était mon oncle mais également mon parrain, il a été le premier surpris.

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"T'es toujours célibataire ?"

J'ai dîné avec ma mère hier soir. Nous parlions de choses et d'autres - la fraude à la Société générale, la crise des subprimes (que voulez-vous ma mère travaille dans le secteur bancaire...) - quand tout à coup elle se rappela qu'elle avait croisé David le matin même. David est un ancien camarade de classe qui a un faible pour moi depuis qu'il a douze ans et il n'est pas très étonnant que ma mère le croise puisqu'il habite en face de chez mes parents.

Tout en réclamant mon avis sur son gratin de blettes, elle me dit : « David a demandé de tes nouvelles... Il s'est vraiment fait beau garçon... »

De deux choses l'une, pour que je trouve David « beau garçon », soit en quelques mois, il s'est rudement embelli, soit j'ai été "contaminée" par ma mère et mon amie Nicole et j'ai furieusement baissé mes exigences.

C'est toujours pareil. Au début, vos parents veulent vous voir épouser un homme gentil, intelligent, aimant, cultivé, beau, diplômé, bonne position sociale, attentionné, protecteur... Et puis, au bout d'un moment, vous ne leur présentez toujours personne. Et alors, ils espèrent juste qu'il sera propre, qu'il aura deux bras et un casier judiciaire vierge.  

 

     

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Si même le sexe n'a pas sauvé notre couple...

Café 

Mon amie Nicole - qui n'est pas toujours de bon conseil, vous vous en êtes rendu compte si vous avez suivi les épisodes antérieurs (sinon, filez à la rubrique "Lauren & les hommes") - me dit ceci: "Lorsque tu es célibataire, pour ne plus l'être, il faut faire le deuil complet de la précédente relation. Et pour ça, il faut revivre la fin de cette relation. Pour voir ce qui a foiré."

Flash-back:  

"Au bout de cinq mois, notre relation devenait un peu comme un week-end à la campagne: inutile et ennuyeux.

Je le savais, rien ne pourrait la sauver: ni le resto japonais, ni la curiosité, ni la tendresse, encore moins le sexe; et même pas l'empathie.

Alors que nous étions assis à la terrasse d'un café, notre relation était déjà en cours d'inhumation par une bande de croque-morts méthodiques. J. fumait une cigarette tandis que je dégustais une tartelette aux groseilles vertes. Ni lui ni moi ne posions plus de questions; nous savions que les réponses ne nous intéresseraient pas.

Il n'était pas bien difficile de voir que nous n'avions désespérément plus rien à nous dire. J. avait le même tic que mon père: il se mettait à lire l'étiquette de la composition de l'eau minérale dès lors qu'il était submergé par l'ennui au cours d'un repas.

L'honnêteté me poussait à reconnaître que je m'étais aussi peu investie dans cette relation que dans les précédentes. En fait, cela faisait si longtemps que je n'avais pas rencontré le sentiment amoureux que, un, j'avais peur de ne pas le reconnaître, et que, deux, je ne me souvenais que des dégâts qu'il était susceptible d'occasionner.

Cela confortait, cela allait dans le sens de ce que je pensais depuis des années, avec l'expérience - tiens, l'expérience, un truc dont je me serais bien passée en fait de compte -, pour qu'une relation marche, encore fallait-il être prête à en vivre une."

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