Non, pas dans le sens où je serais tourmentée de façon obsessionnelle par la crainte de voir l'être aimé préférer quelqu'un d'autre ou manquer de fidélité. Non, j'aime bien lire le magazine JALOUSE.
En préambule, je me dois de citer Victoria Beckham qui a eu cette phrase un jour : « Je ne lis jamais de livre. Je lis plusieurs magazines de mode, ça me prend trop de temps ».
JALOUSE donc...
Déjà, les 45 premières pages, c'est que de la pub.
Ensuite, il y a les séries de mode où le truc le moins cher (un timbre en tissu ou quelque chose de ce genre) coûte 80 €. Et où parfois le prix est tellement indécent que les journalistes ne le donnent pas et écrivent pudiquement « prix en boutique ». Bref des trucs que tu ne pourras jamais t'offrir sauf si tu gagnes au loto ou si tu épouses un footballeur (ce qui grosso modo revient au même).
Tu peux également y lire des interviews sur quatre pages de gens dont tu ignorais jusqu'à l'existence. Pendant les ¾ de l'entretien, tu te demandes ce qu'ils ont fait de vraiment exceptionnel pour avoir l'honneur d'apparaître sur quatre pages, de raconter leur parcours, de te faire visiter leur appartement, de te mettre au courant de leur goûts musicaux et puis tu relis l'interview un peu plus attentivement et alors tout à coup tu notes une allusion (certes vague) et tu comprends que la personne est en fait le/la petit(e) ami(e) du styliste, de la rédactrice de mode, de l'illustratrice, du responsable du guide culturel (pas la personne qui doit être le plus surchargé de boulot chez JALOUSE) dudit magazine.
Tu peux également y voir un mannequin de 15 ans qui mesure 1,80 m et dont la liste des derniers défilés est tellement longue que tu te rends compte que l'interdiction de travail des mineurs est un truc très théorique.
Ce mois-ci, le gros du magazine est consacré aux « nouvelles muses », aux It Girls. C'est bien simple, il n'y a que de la « fille de ».

Pixie Geldof, 17 ans, fille de sir Bob (Geldof, ancien leader du groupe Boomtown Rats et aujourd'hui grand organisateur des concerts caritatifs Live Aid et Live 8) et de Paula Yates (décédée d'une overdose en 2000 et dernière compagne de Michael Hutchence, feu le chanteur du groupe INXS). Ses principales activités ? Faire la fête, être au premier rang des défilés de mode, aller aux premières de films. Autant dire que c'est une sorte de Paris Hilton en plus hype et en (faussement) plus classe.

Daisy Lowe, 18 ans, fille de Pearl Lowe (excentrique anglaise, ex-chanteuse et ex-droguée) et de... euh... alors là, ça se complique, concentrez-vous parce que c'est digne des Feux de l'amour. Des tests ADN sont en effet venus prouver que son parrain était en fait son père. Et il se trouve que ce parrain/père n'est autre que Gavin Rossdale, le chanteur de Bush (rien à voir avec George) et accessoirement l'actuel époux de Gwen Stefani.

Sa principale activité à Daisy Lowe ? Jouer les mannequins et embrasser (toute nue) son petit ami en couverture du magazine ID. Mais j'apprends au cours de son interview qu'elle a une Vocation (avec un grand V) : devenir actrice (idée vachement originale).
Et pourtant, je continue à acheter chaque mois JALOUSE et même à le lire (même si c'est plutôt un magazine qui à l'instar de Vogue se feuillette). La raison ? Comme le dirait Marion Cotillard : « C'est passionnant, c'est addictif, même ».