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Relation homme/femme: vers une nouvelle mode ?

George

Des propos apparemment anodins sont souvent à l'origine de grands bouleversements. C'est ainsi que j'ai pris le bus samedi après-midi...

Le conducteur, que je connais depuis des années (la quarantaine, un accent toulousain épouvantable), cherchait quelqu'un pour s'épancher. Et... j'étais là. Assise bien sagement, je l'ai écouté me parler de sa vie sentimentale. Sa jeune compagne qui voulait faire un break, qui ne voulait pas s'engager (« C'est quand même fou ça, c'est les nanas qui veulent plus s'engager maintenant, c'est un truc de mec ça »), alors que lui avait déjà tout prévu (la recherche d'un appart à louer en commun, le canapé et la table basse pour meubler le salon, etc.). Je vous passe un certain nombre de détails sans intérêt.

Les seuls mots qui sont sortis de ma bouche pendant tout le trajet ont été : « euh », « oui », « ah », « hum ». De toute façon, il n'attendait aucune réponse de ma part, il s'agissait bel et bien d'un monologue.

Alors que j'arrivais presque chez moi (et que les autres passagers du bus se marraient bien), surgit l'Affirmation (avec un grand A) : « De toute façon, si elle revient pas, j'm'en fous. Je suis plutôt pas mal, j'ai un job, j'ai un appart, je peux retrouver quelqu'un, pas de problème. En plus, elle va avoir 32 ans, j'peux trouver plus jeune. C'est vrai quoi, c'est la mode les mecs de 45 ans et les filles de 25. Je vois que ça. Mes potes qui ont mon âge, ils sont tous avec des filles de 25 ans, y'a que ça. J't'assure Lauren, les mecs de 45 ans et les filles de 25, c'est la nouvelle mode. » Euh...

Voici une liste non exhaustive des raisons de ne pas succomber à cette nouvelle mode (si tant est que cela en soit une...) :

1. C'est une question de pyramide des âges. Que vont faire les mecs de 25 ans si les jeunes femmes du même âge sont prises ?

2. C'est une question de pyramide des âges. Que vont faire les femmes de 45 ans si les hommes du même âge sont pris ?

Évidemment, 1 et 2 peuvent trouver une solution ensemble.  

3. À propos de l'expérience, Madonna a eu cette phrase un jour : « Les jeunes hommes ne savent pas ce qu'ils font, mais ils le font toute la nuit ».

4. Parce que tous les hommes ne sont pas George Clooney. Tout homme ne vieillit pas bien, tout homme ne se bonifie pas avec l'âge.

5. Parce qu'un homme de 45 ans peut avoir un fils de 25 ans et que ça m'ennuierait d'être victime du syndrome Carla Bruni (si vous ne comprenez pas ce point 5, tapez sur n'importe quel moteur de recherche : « Carla Bruni + Enthoven père fils », parce que là, ce serait trop long à vous expliquer).

6. Parce que si je vais chez Mac Do et que la serveuse me demande : « Et votre papa, il prend quoi ? Un menu Royal Cheese lui aussi ? » Il se pourrait que je ne la contredise pas (ni pour le « papa » ni pour le Royal Cheese).

7. Parce que si un jour j'évoque un épisode cultissime de Friends avec Rachel, Ross et un chat et qu'il me répond J.R, Sue Ellen et puits de pétrole, il va y avoir quelque chose comme de l'incompréhension.  

8. Parce qu'il pourrait avoir des tas de discussions intéressantes avec mon père : l'acuité visuelle qui diminue avec l'âge, le fait qu'on supporte moins bien l'alcool, qu'on récupère moins bien après une nuit blanche. Ils pourraient même en arriver à parler de l'andropause* et, franchement, ce n'est pas un thème que j'aimerais que mon père aborde avec mon mec.  

* andropause : chez l'homme, ensemble des manifestations organiques et psychiques survenant entre 50 et 70 ans, notamment une diminution des activités génitales.

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Est-ce que j'absous Brad Pitt ?

Babel

Longtemps, je n'ai pas trop aimé Brad Pitt. Trop beau pour être honnête avec ses yeux bleus et ses dents modernes (oui, j'ai appris, dans le Elle de cette semaine et par la voix de Stefano Accorsi - le compagnon de Laetitia Casta - qu'on ne dit plus avoir des dents « blanches » ou « bien alignées » mais « modernes », je le note). Mais surtout par solidarité avec Jennifer Aniston qu'il a laissé tomber pour Angelina Jolie (qui serait à nouveau enceinte soit dit en passant). Certes, Jennifer Aniston a surtout du talent pour choisir de mauvais scénario et tourner dans des navets (je cherche désespérément deux films pas trop honteux à citer, mais j'ai bien du mal, je dirais The Good Girl et La Rupture). Il n'empêche, j'aime beaucoup Jennifer Aniston. Ça date de Friends. Et l'amitié, ça ne s'explique pas.

J'ai regardé hier le DVD de Babel de Alejandro Gonzales Inarritu.

L'histoire...

Au Maroc, un éleveur de chèvres acquiert un fusil qu'il confie à ses deux fils avec pour mission de tuer tout chacal menaçant son troupeau. Au beau milieu du désert, les deux adolescents s'amusent à tirer, puis visent un autocar qui passe au loin. La balle atteint accidentellement une touriste américaine. Sur le principe de l'effet papillon, des vies vont alors être bouleversées à travers le monde : un couple de touristes américains au bord du naufrage après la mort de leur troisième enfant, une nourrice mexicaine qui voyage illégalement, une adolescente japonaise sourde et muette dont le père est recherché par la police à Tokyo.

Ce que j'en pense...

Un magnifique film puzzle.

Tout y est réussi : le scénario (les histoires, les cultures se mêlent, s'entrechoquent aux quatre coins du monde), la réalisation (entre réalisme et onirisme), les images (le désert marocain et mexicain ainsi que la ville de Tokyo sont sublimés). Un petit bémol peut-être : la musique un peu trop mélodramatique lors des (très belles) scènes d'émotion.

Les acteurs (professionnels ou non) sont tous impeccables de justesse : Cate Blanchett, Koji Yakusho, Gael Garcia Bernal (le seul homme au monde que je connaisse capable de rester sexy avec une moustache, une chemise mexicaine et un gros ceinturon) et donc Brad Pitt.  

Alors ? Absolution ?

 

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Le top ten de ceux qui vont mal cette semaine

Martinon

1. David Martinon

Certes, David n'a pas l'air très bon comme politique (non, avouer : « En venant m'installer à Neuilly, je fais un sacrifice », politiquement, c'est pas terrible), mais quand même le débarquer comme ça, c'est moche.

Sarkozy

2. Nicolas Sarkozy

Sondages catastrophiques, psychodrame à Neuilly, polémique sur la Shoah à l'école primaire, sms du Nouvel Obs dont on parle toujours, Carla qui dit n'importe quoi, comme semaine, c'est dur.

Clément 

3. Arnaud Clément (tennisman français)

Parce que dans la même semaine : perdre au premier tour du tournois de l'Open 13, sortir avec Nolwenn Leroy et faire la couv de Voici, ça fait beaucoup pour un seul homme.

Bruni 

4. Carla Bruni

Parce que je prenais Carla pour une femme intelligente, mais avec sa récente déclaration (« Si ce genre de site avait existé pendant la guerre qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? »), j'ai tout à coup des doutes.

Britney 

5. Britney Spears

Ceci étant, ça n'allait déjà pas très fort les semaines passées.

Clinton 

6. Hillary Clinton

Parce que Barack Obama semble prendre le dessus dans la course aux primaires démocrates. 

Kerviel 

7. Jérôme Kerviel

Certes, 5 milliards, ça fait beaucoup, mais la taule, quand même...

Eva Mendes 

8. Eva Mendes

Parce que cette femme a tout pour elle et que finir en vieille alcoolique bouffie, ce serait moche.

Dunst 

9. Kirsten Dunst

Parce que « Kiki » (je n'invente rien, c'est comme cela que ses amis la surnomment), comme pour Eva.

Beigbeder 

10. Frédéric Beigbeder

Parce que se faire piquer en train de sniffer de la coke sur le capot d'une voiture (qui, en plus, ne vous appartient pas), c'est quand même con.

J'oublie quelqu'un ?

 

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Véronique Sanson a peur de son piano

Pfffff... alors là je vais vous dire, préparez-vous à un article d'un degré intellectuel très élevé. Limite même, je crois que je ne vais pas me relire pour ne pas risquer des dégâts irréversibles au cerveau.

À ma décharge, il faut dire que j'ai passé une fin d'après-midi et une nuit de jeudi absolument... euh... j'ai bien du mal à la définir.

Donc, je suis allée chez mon ami Nico (dont j'ai déjà parlé quelquefois ici) pour la soirée. On a regardé La saveur de la pastèque, une comédie musicale taïwanaise, un truc (très) vaguement érotique en VO sous-titré (enregistré la veille sur Arte apparemment). Un monument du cinéma. Le film est sorti en 2005, je ne sais pas comment j'ai pu vivre près de trois ans sans voir ça. Ceci étant au 23ème degré, c'est un chef-d'œuvre.

On a bien ri avec Nico. Puis, il m'a dit : « J'ai lu » (oui, Nico est l'une des deux seules personnes de mon entourage à savoir que j'ai un blog) « ton article de dimanche dernier » (oui, souvenez-vous, Sheila et la dinde, Johnny « exfiltré », Borloo et ses maisons fantômes) « tu as pas d'autres trucs marrants en stock ? »

Je vais vous dire, il ne faut pas me lancer sur ce terrain. Voici ce que j'ai évoqué (je ne voudrais pas vous en priver) :

Dans une interview, Véronique Sanson a avoué qu'elle avait une grande crainte. Oui, elle a « toujours peur que son piano lui fasse la gueule ». Quelques lignes plus bas, elle déclare également : « J'enlève toujours les arêtes d'un rouget une à une à la pince à épiler ».

Dans le Femme Actuelle de cette semaine (une mine d'or ce mag), un long article est consacré au fait que de plus en plus d'hommes se font refaire les seins.

Le refrain de la nouvelle chanson de Véronique Sanson (une mine d'or cette femme), un peu d'air et hop, est le suivant :

« Laissez-nous vivre

Et laissez-nous mourir vieux

Sans imbécile et sans caca dans les yeux »

Nico a trouvé bon de me raconter une blague sur Carla et (l'autre) Nico que j'avais entendue au moins vingt fois depuis trois semaines :

Albert à Monte-Carlo

Nico à Monte-Carla

Généralement, ce genre de plaisanterie ne me fait pas (du tout) rire, mais cette nuit, j'ai trouvé ça drôle. Je vais vous dire, c'est à cet instant précis que j'ai pris conscience qu'avec cette soirée, on avait touché le fond.

Bon vendredi à tous (moi j'vais m'coucher) ! 

18h15: je viens de me (re)relire (à ce stade, je prends des risques inconsidérés) et je tiens à présenter mes excuses aux lecteurs de ce blog...

 

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Sarkozy a des mains de vieux

Je suis d'une humeur massacrante ce matin. Non je n'ai pas encore foiré un entretien d'embauche. C'est bien plus grave, malheureux, mon sèche-cheveux m'a lâchée. Et au beau milieu d'un brushing. Résultat : j'ai une moitié de tête lisse et l'autre pas. Que faire ? Me relaver la tête et laisser sécher à l'air libre ? Frapper chez la voisine pour voir si elle n'aurait pas un séchoir à me prêter ? Faire un chignon ?

Ah... Tant d'indécision me paralyse...

Enfin... avec ma bonté naturelle, je vais quand même vous donner quelques informations hautement essentielles glanées çà et là depuis le début de la semaine et que je ne pouvais pas ne pas évoquer.

À la rtbf (la radio et télévision belge), il y a des toilettes pour Wallons et des toilettes pour Flamands. Eh dire que moi, la seule chose que je demande c'est des W.-C. publics avec du papier toilette dedans, et que bien souvent j'en trouve pas.

MAM

MAM (oui, Michèle Alliot-Marie, notre ministre de l'Intérieur) va être débarquée lors du prochain remaniement ministériel après les municipales. Non, je ne lis pas dans le marc de café, je n'ai pas Jean Sarkozy parmi mes ex (je ne suis pas trop blondinet à mèche), David Martinon (non, non) ne m'a pas appelée (le pauvre homme a bien d'autres chats à fouetter en ce moment). Pour MAM, il y a un faisceau d'indices. Elle prépare sa reconversion. Avocate ? Consultante ? Conférencière ? Astronaute ? Non, comique. Je pense que Franck Dubosc et Stéphane Rousseau tremblent déjà. Oui, MAM s'est mise à faire des blagues. Devant ses collègues ministres (un public réputé difficile, c'est vous dire le potentiel comique de la dame). En plein Conseil des ministres, alors que notre Président exprimait sa nostalgie de la place Beauvau, MAM lui a répondu du tac au tac en se marrant : « On échange ? » (Sarkozy n'a pas ri).

François Bayrou et Carla Bruni font partie de la même famille : le patron du MoDem est le parrain d'une des filles de Luc Ferry (oui, l'ancien ministre de l'éducation nationale) et Carla est la marraine d'une autre. Dieu que le monde est petit ! Par contre, j'voudrais pas être pessimiste, mais vu l'accrochage entre Sarkozy et Bayrou il y a quelques semaines à Pau, je crois que pour les goûters d'anniversaire avec les parrains, les marraines (et leurs conjoints), c'est râpé. Et franchement, faire trinquer les gosses pour un léger différend, c'est moche.

J'ai appris dans Femme Actuelle (oui, quand c'est une information d'une telle qualité journalistique, je donne mes sources) que notre nouvelle Première dame de France n'est pas 100 % naturelle. C'est Justine Lévy qui le dit (si, Justine Lévy, la fille de BHL, l'ex-femme de Raphaël Enthoven, lui-même ex de Carla). Carla aurait donc le nez refait (ça fait des années que je le dis !), mais aussi les pommettes et le menton. Je vous laisse seul juge.

Enfin, ma mère m'a permis de faire une découverte stupéfiante : Nicolas Sarkozy a des mains de vieux. Des mains de vieux ? Oui, les mains pleines de taches de vieillesse. Ma mère pense que : « Il n'a pas l'âge pour avoir des mains comme ça. Tu crois pas ? » Alors, je vais vous dire, je pense que la question est trop polémique pour que je donne publiquement  mon avis.

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Johnny et Sardou sont sacrément fâchés

Alors donc, j'ai été taguée à mon tour. Autant vous le dire, cette nouvelle m'a plongée dans un ravissement proche de l'extase. Oui, j'irais même jusqu'à dire dans un état de profonde béatitude.

Là, je tiens à rassurer mon fidèle lectorat qui ne serait pas trop au courant de la nouvelle mode en vigueur chez les blogueurs : le tag n'est pas salissant, ni même douloureux. 

En quoi consiste le fait d'être tagué ? Eh bien, un matin, tu te rends sur Internet pour administrer ton blog et, parmi les commentaires, tu trouves celui-ci : « tu as été taguée ». Il ne te reste plus qu'à aller sur le blog de l'auteur du message. Tu y découvres alors que tu fais partie des six heureux élus. Tu peux dès lors prendre connaissance des règles :

- mettre le lien de la personne qui vous a taguée

Bulledamande

- mettre le règlement du tag sur votre blog (ben vous êtes en train de le lire)

- mentionner 6 choses, habitudes ou tics sans importance sur vous-même

*Je n'aime pas la betterave

*Je sais très bien imiter ma belle-sœur

*Je suis coq dans l'horoscope chinois

*J'ai souvent froid aux pieds

*Je m'épile à la cire

*Je n'aime pas trop être taguée

- taguer 6 autres personnes à la fin de votre billet en indiquant les liens de leur blog

À ce stade, il te faut chercher six nouvelles victimes (consentantes dans mon cas, je préfèrerais autant). Et c'est bien là la plus grande difficulté. N'étant pas parvenue à trouver 6 victimes consentantes, j'ai décidé de faire comme Dawny. À savoir : faire un faux tag (oui, sur le coup, je suis une suiveuse, j'assume).

Voici donc les 6 blogueuses que j'aurais pu taguer :

Emma, Ange, Papillon : parce que les trois m'ont accueillie sur Mabulle, parce que ce sont les trois premières personnes à m'avoir laissée des commentaires

Dawny : parce que nous avons beaucoup de points communs

ZoéRose : parce qu'une femme qui publie un article intitulé « Un mâle dominant, ça rend intelligent » agrémenté d'une photo d'Eve Angeli, elle a toute mon estime

Pink Water : parce qu'une femme qui publie un article sur un stérilet hormonal et un vagin intelligent, elle a toute mon estime (elle aussi)

Toujours est-il que cette histoire de tag m'a amenée à farfouiller dans mon espace Mabulle (pour consulter mes premiers commentaires) et j'ai fini par atterrir sur la page des « requêtes google ».

Mon article sur l'ANPE (à lire ici) a rencontré un certain succès auprès des utilisateurs de google. Voici quelques exemples de recherche :

anpe sexe

conseillère anpe sexe

conseillère anpe fétichisme (?!)

Grâce à mon blog, j'apprends qu'à l'anpe, il s'en passe de belles.

Autant vous dire aussi que l'incident qui a opposé Johnny et Sardou (mais si souvenez-vous, Johnny « exfiltré »... à lire ici) m'a apportée bon nombre de visiteurs, dont un qui est arrivé sur mon blog en tapant sur google : johnny michel hache. Une hache ?! Oh non, je ne crois pas que les amis chanteurs de notre Président en soient quand même arrivés à une telle extrémité (franchement, je crois qu'on l'aurait su). Deuxième possibilité : johnny et michel ne sont pas Johnny Hallyday et Michel Sardou. Alors là, j'ai envie de dire, Johnny, Michel, mes amis, quelque soit le différend (d'ordre financier, sentimental, sexuel ou autre) qui vous oppose, restez civilisés. En plus, je me suis laissée dire qu'une hache, ce n'était pas très maniable, non, prenez plutôt des machettes.  

 

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"Au secours ! Mon homme porte mes strings !" (la suite)

Ceci est l'épisode 2 de « Au secours ! Mon homme porte mes strings ! », la première partie se trouve ici.

(...)

J'ai pensé à Victoria Beckham (si si) qui a eu cette phrase un jour : « Dans mon bain, j'utilise mes strings pour m'attacher les cheveux, c'est super pratique ».

J'ai pensé à Wexler, un des psychanalystes présents dans le roman Marilyn dernières séances (cf. article du 11/02), qui dit ceci : « Ces hommes qui se font pousser la barbe. Si c'est pour être plus virils, c'est raté : ils ne se rendent pas compte qu'ils font ressembler le bas de leur visage au sexe de leur femme ».

J'ai pensé à ma propre lingerie. Je me suis félicitée de ne faire qu'un petit 36. Oui, parce que dans un petit 36, HDABDL, il y rentre à peine une jambe.

J'ai pensé à la nouvelle collection de Princesse Tam Tam. Et j'me suis dit que vraiment, il y a de chouettes modèles.

Et puis, à un moment, il a fallu articuler quelque chose et que ce quelque chose devienne des mots.

Et puis, j'ai dit : « Peut-être qu'il avait plus de caleçon propre ? » Alors, bien sûr, je vous l'accorde, ce n'était pas à proprement parler la réflexion la plus intelligente de ces dix dernières années. Mais, j'aurais voulu vous y voir. J'étais en train de manger du porc au caramel en écoutant Guillaume Durand sur Europe 1 et mon amie me téléphone et me dit : « J'ai découvert HDABDL avec un de mes strings. Un rose pâle. Un de mes préférés en plus ! »

À cet instant précis, je n'avais qu'une crainte : que ABDL prenne ma très intelligente réflexion pour un trait d'humour... J'avais raison.

ABDL : « Lauren, si je t'ai appelée toi, c'est parce que j'espérais que tu ne te moquerais pas de moi ! »

Lauren : « Mais je ne me moque pas. J'essaie... j'essaie de trouver une explication, j'essaie d'analyser objectivement la situation... »

ABDL : « Eh ben... c'est pas possible. Parce que c'est moi qui lui lave et qui lui repasse ses caleçons »

Lauren : « Ah... »

ABDL : « Oui »

Lauren : « Peut-être... Sûrement même ! Sûrement qu'il allait te faire une surprise ! Il allait venir t'embrasser langoureusement dans la cuisine, t'amener dans la chambre, sur votre lit. Et là, il aurait enlevé son pantalon et tu aurais trouvé ça très marrant ! »

ABDL : « Si je suis rentrée précipitamment dans la salle de bains ce matin-là, c'est parce que j'étais en retard, la porte d'entrée était entrouverte, j'avais mon manteau, mes gants, mes clés de voiture dans la main, prête à partir au boulot. Je me suis aperçue que j'avais oublié ma montre, alors je suis entrée dans la salle de bains pour la récupérer avant de filer. »

Lauren (un peu excédée) : « Ben je n'sais pas moi ! Est-ce que tu lui as posé à lui la question d'abord ? »

ABDL : « Oui »

Lauren : « Il a dit quoi ? »

ABDL : « Il a dit qu'il aimait le contact de la matière sur sa peau. »

Là, je n'ai pas ri, non j'ai pouffé (ce qui est encore pire, je crois bien). Oui j'ai pouffé parce que même mon self-control à toute épreuve a ses limites.

 

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Marilyn Monroe & son psy

Marylin Monroe

Pourquoi me suis-je retrouvée à la caisse de ma librairie avec Marilyn dernières séances de Michel Schneider entre les mains ? Je n'ai pourtant aucune fascination particulière pour l'actrice blonde décédée dix-neuf ans avant ma naissance.

L'histoire...

Comme dans certains films noirs, le livre s'ouvre sur une scène qui aurait pu en être l'épilogue : le corps d'une femme sans vie dans une chambre à Los Angeles, et au téléphone, la voix d'un homme qui signale à la police son décès. Cette femme, c'est Marilyn Monroe, et l'homme, son psychanalyste Ralph Greenson.

On apprend en cours de lecture que Marilyn Monroe a un rapport ancien à la psychanalyse. Elle est entrée en analyse dès 1955, soit sept ans avant sa mort. Marilyn Monroe, à l'époque où elle n'est encore que Norma Jeane Baker, est déjà fascinée par Freud qu'elle a lu très jeune. Le roman de Michel Schneider va à l'encontre d'une idée reçue : on y découvre une femme intelligente et profondément intéressée par les mots. L'auteur, Michel Schneider, prête à la mythique blonde des réflexions subtiles sur la mort, sur son image, sur Hollywood.

Lorsque Marilyn entre pour la première fois dans le cabinet de Ralph Greenson, son quatrième psychanalyste, nous sommes en janvier 1960. Elle va chercher auprès de lui de l'aide pour tout : pour jouer au cinéma, pour aimer, pour ne pas mourir... Lui va vouloir l'entourer d'amour, de famille, un peu comme un enfant en détresse. Leur relation va prendre un tour ambigu, trouble et troublant : « Greenson et Marilyn étaient attachés par l'amour et la mort, mais ils n'avaient pas fait l'amour. Il leur restait à faire la mort. Ensemble ou chacun pour soi. »

Entre deux séances de psychanalyse, on assiste à des tournages de film, on fait la connaissance des maris, des ex, des amants (les Kennedy ou Yves Montand ne sont pas loin), des cinéastes galants et des salauds.

Norma Jeane Baker sait qu'elle joue à être Marilyn, mais ne parvient pas malgré tout à s'y habituer. « Au sommet de sa renommée à Hollywood, Marilyn avait quitté la ville des rêves pour New York. (...) À Los Angeles, elle connaissait trop la ville et la ville la connaissait trop. Être Marilyn Monroe dans la cité des anges était devenu un métier à plein temps, non seulement sur les plateaux mais dans les lieux publics. »

Marilyn dernières séances ne raconte pas la vie de l'actrice mais bel et bien sa déchéance. Une déchéance pleine de champagne, de dollars, de strass, de stars. « Je ne demande pas qui ? Je me demande qu'est-ce qui a tué Marilyn ? Le cinéma, la maladie mentale, la psychanalyse, l'argent, la politique ? »

Il ne faut pas s'y tromper, le livre est un roman et ni une biographie ni un document. Fait de flash-back et d'allers-retours (l'ordre n'est pas chronologique, ce qui peut dérouter), il donne surtout à voir une femme malade, souvent même incapable de tenir debout, complètement accro aux barbituriques et autres cachets et dramatiquement seule.

Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai acheté Marilyn dernières séances, mais je suis ravie de mon choix.

Marilyn dernières séances de Michel Schneider, 2006, Prix Interallié.

Demain, la suite de « Au secours ! Mon homme porte mes strings ! » Bon lundi à tous !

 

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Johnny et Sardou sont fâchés

Quelques informations hautement essentielles glanées çà et là pendant la semaine écoulée et que je ne pouvais pas ne pas évoquer.

Sheila

Sheila a tourné dans un court-métrage écrit pour elle et intitulé la Dinde. Cette femme remonte dans mon estime.

À l'anniversaire de Nicolas Sarkozy (une petite sauterie très simple), un incident a opposé Johnny Hallyday et Michel Sardou. Johnny était passablement énervé parce que Michel se moque de lui dans ses spectacles (Pourquoi ? Michel chante encore ? On ne me prévient jamais des trucs importants...), il a refusé de lui serrer la main en termes plutôt vifs. Nico s'est fâché (ben c'était sa fête d'anniversaire quand même) et a demandé à Arthur et Estelle d'« exfiltrer » Johnny et Laetitia pour qu'ils puissent manger tranquilles. Là, je tiens à préciser que j'ai lu ça dans le Point (et pas dans Voici ou Paris Match) et que le terme « exfiltrer » est celui que le journaliste du Point utilise (je n'aurais jamais osé parler d'« exfiltration » dans une circonstance pareille). 

Jean-Louis Borloo (rappelez-vous...) avait lancé à grand renfort de communication en 2005 la maison à 100 000 €. Ainsi, 20 000 à 30 000 de ces habitations devaient sortir de terre chaque année en faveur du logement social. Plus de deux ans après ces déclarations, quel bilan ? Eh bien, l'Afap (l'Association française pour l'accession à la propriété) reconnaît que : « Actuellement, quatre maisons ont vu le jour » (4 ? Tant que ça ?).

Sinon, dans ma vie à moi cette semaine...

J'ai acheté le nouveau fond de teint minéral de Gemey Maybelline (02, ivoire rosé), il est sympa.

Mon entretien d'embauche de la semaine dernière s'est soldé par une réponse négative.

Vendredi, j'ai été percutée par un pigeon.

Bon dimanche !

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FOALS, THAO: découvertes musicales

Mon ami Nicolas, dont vous avez fait la connaissance cette semaine ici même si vous êtes des lecteurs fidèles (ce dont je ne doute pas une seule seconde), m'a dit : « Quoi ?! Tu vas faire un article sur un groupe que seules trois personnes connaissent ! »

Je vais vous dire, le jour où je publie un article sur Céline Dion, je pense que je me blog-suicide dans la journée. Même si c'est vrai, il y a des trucs à dire sur Céline Dion. Enfin plutôt sur son fils, René Charles. Oui, le p'tit, qui a quand même 7 ans, n'a jamais mis les pieds à l'école, et puis aussi ses parents ne lui ont jamais fait couper les ch'veux - un truc qui a à voir avec le mythe biblique de Samson (Samson, celui qui devait sa force surhumaine à sa longue chevelure, sauf que Dalila la lui a coupé dans son sommeil, mais heureusement ses cheveux ont repoussé) - finalement, ce n'est peut-être pas plus mal qu'il ne soit jamais allé à l'école, ça lui a évité les moqueries incessantes de ses camarades de classe.

Bref...

Thao, c'est Thao Nguyen, 23 ans, ancienne étudiante en sociologie et désormais chanteuse à guitare. Elle a sorti fin janvier son deuxième album We Brave Bee Stings And All. Une voix délicate et une musique qui a quelque chose de printanier.

Foals, ensuite. 

Foals

Cinq jeunes anglais originaires d'Oxford et qui vont sans doute faire parler d'eux (bon, je ne les sens quand même pas devenir... euh... Céline Dion par exemple). Leur album sort en mars et j'aime beaucoup leur single Cassius. Sachez que leur musique est décrite comme du punk-funk, du dance-core, du dance-punk ou du math-rock, mais là je pense que c'est trop intellectuel pour moi.

La belle phrase de la semaine...

J'ai écouté hier le nouvel album de Cali, l'espoir. Eh bien je n'ai pas trop aimé. Par contre, il a eu une très belle phrase dans les Inrocks de cette semaine : « On appartient au pays où on a décidé de mourir ».

La phrase la plus drôle de la semaine...

Vitaa, dont le succès est pour moi une énigme, déclare dans l'édition d'hier de Métro : « J'aimerais beaucoup collaboré avec Benjamin Biolay. Mais pas avec Obispo, c'est trop variétoche pour moi ». Cette femme (mon frère est persuadé que c'est un transsexuel, mais je vous laisse seul juge), cette femme est vraiment hilarante.  

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