lauren-lauren

Si même le sexe n'a pas sauvé notre couple...

Café 

Mon amie Nicole - qui n'est pas toujours de bon conseil, vous vous en êtes rendu compte si vous avez suivi les épisodes antérieurs (sinon, filez à la rubrique "Lauren & les hommes") - me dit ceci: "Lorsque tu es célibataire, pour ne plus l'être, il faut faire le deuil complet de la précédente relation. Et pour ça, il faut revivre la fin de cette relation. Pour voir ce qui a foiré."

Flash-back:  

"Au bout de cinq mois, notre relation devenait un peu comme un week-end à la campagne: inutile et ennuyeux.

Je le savais, rien ne pourrait la sauver: ni le resto japonais, ni la curiosité, ni la tendresse, encore moins le sexe; et même pas l'empathie.

Alors que nous étions assis à la terrasse d'un café, notre relation était déjà en cours d'inhumation par une bande de croque-morts méthodiques. J. fumait une cigarette tandis que je dégustais une tartelette aux groseilles vertes. Ni lui ni moi ne posions plus de questions; nous savions que les réponses ne nous intéresseraient pas.

Il n'était pas bien difficile de voir que nous n'avions désespérément plus rien à nous dire. J. avait le même tic que mon père: il se mettait à lire l'étiquette de la composition de l'eau minérale dès lors qu'il était submergé par l'ennui au cours d'un repas.

L'honnêteté me poussait à reconnaître que je m'étais aussi peu investie dans cette relation que dans les précédentes. En fait, cela faisait si longtemps que je n'avais pas rencontré le sentiment amoureux que, un, j'avais peur de ne pas le reconnaître, et que, deux, je ne me souvenais que des dégâts qu'il était susceptible d'occasionner.

Cela confortait, cela allait dans le sens de ce que je pensais depuis des années, avec l'expérience - tiens, l'expérience, un truc dont je me serais bien passée en fait de compte -, pour qu'une relation marche, encore fallait-il être prête à en vivre une."

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Isabel Marant si tu me...

... lis, m'entends, me vois... si comme la légende le dit il y a entre toi et moi sept charmants & spirituels êtres humains (je connais quelqu'un qui connaît quelqu'un, etc., qui te connaît) - oui, je compte plus sur cette théorie que sur l'exceptionnelle visibilité de mon blog, son attractivité immense et son influence internationale.

Pour ce printemps/été, je veux ça:

Isabel Marant

Je suis prête à récupérer les fringues du défilé - si tant est que les mannequins ne te les aient pas déjà piquées -, mes quarante-neuf kilos s'y glisseront harmonieusement.

Isabel, sauve-moi ! Sauve-moi, parce que sinon je vais finir avec à peu près la même chose (que sur la photo), mais H&M à 19,99 euros et qui se déformera dès le premier passage en machine.

Isabel, aie du coeur.

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La cocaïne l'a tuée

Parfois, on n'a pas besoin de facebook pour avoir des nouvelles d'anciens camarades de classe perdus de vue depuis dix ans; parfois, il suffit de sortir d'un centre de radiologie.

Je m'explique, lundi dernier (cf. article du 14/01), j'évoquais C. ("alcoolique à 17 ans, toxico à 18"). Moi et mon amnésie habituelle des prénoms. Le sien, même si cela remonte à une décennie, le sien m'apparaît en toutes lettres. C. avait un an de plus que moi et j'avais fait sa connaissance en fin d'année scolaire lors d'un voyage en Alsace.

C., celle du moins que j'ai connue à onze ans, avait de grands yeux bleus, des traits fins, un minois frais et délicat et une tendance à "rivaliser avec la lumière de l'été qui l'environne" (bon, ok, j'ai piqué la phrase à Marc Levy, mais ça caractérisait bien C., je vous assure). A l'arrière du bus, C. était la coqueluche de tous les garçons. Elle passait son temps à se mettre du brillant à lèvres à la fraise, ce qui, à mon humble avis, y était pour beaucoup dans l'affolement de ces derniers.

J'avais ensuite retrouvé C. à mon entrée au lycée, fort surprise de découvrir son nom sur la liste d'appel de ma classe, très étonnée que C. ait pu redoubler. Elle arriva en retard dès ce premier jour et il m'avait fallu utiliser toute mon acuité visuelle pour la reconnaître.

C. se soûlait à la bière bon marché à la pause déjeuner avant que ce ne soit dès la récréation, le tout facilité par l'indifférence dont faisaient preuve les caissiers de la supérette juste à côté du lycée. Je me souviens distinctement que, lors d'un cours de mathématiques, nous avions bien ri parce qu'elle était complètement ivre, qu'elle n'avait pu retenir quelques rots et qu'elle avait dû sortir précipitamment en titubant pour aller uriner. C. dépensait alors tout son argent de poche en alcool et en cannabis. Je crois que nous n'avions pas pris conscience de son état avant une énième pause déjeuner où elle annonça fièrement que son cadeau d'anniversaire, attendu avec grande impatience depuis des jours, était arrivé: son premier rail de coke. Oui, son premier rail de coke parce que: "Sniffer de la colle et du désodorisant WC à la longue, c'est chiant."

C. allait quitter le lycée en fin d'année.

Je ne l'ai jamais revue.

J'ai toujours émis deux hypothèses à son égard - même si soyons parfaitement honnête, j'ai très rarement pensé à C. durant les dix ans qui se sont écoulés. Soit elle avait fini par succomber à une overdose. Soit un jour, j'allais la croiser dans un quartier huppé, au sortir d'une résidence sécurisée, s'excusant de ne pouvoir me parler trop longtemps parce qu'elle doit aller récupérer son troisième bambin à la halte-garderie, mais trouvant néanmoins le temps de m'informer qu'elle est une mère au foyer, qu'elle a renoncé à toute activité professionnelle pour s'occuper pleinement de l'éducation de ses enfants et puis, avec son mari dermatologue réputé, ils peuvent "se le permettre". Bon d'accord, ce scénario a une grosse côte. D'accord, je n'y croyais pas beaucoup.

Je suis sortie du centre de radiologie et je suis tombée sur une connaissance de la fac. Après avoir parlé de choses et d'autres, elle a prononcé son prénom et j'ai su tout de suite; j'ignore si c'est le fait de cet article de lundi dernier - cette coïncidence me sidère -, mais j'ai su.

Aucun suspense (morbide) ici, vous saviez tout dès le titre. Même si pour être tout à fait exacte, je ne sais pas s'il s'agissait d'une overdose de cocaïne ou d'autre chose (ou de plusieurs choses). Cela n'a de toute façon aucune importance.

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Seinfeld sait...

 Jerry Seinfeld

Presque dix ans après l'arrêt de la sitcom Seinfeld, Jerry Seinfeld donne un coup d'oeil dans le rétro et analyse les raisons du succès phénoménal de son programme, de cette si magistrale "série sur rien".

Voici ce qu'il en dit: "Une partie du succès de Seinfeld, à mon avis, est due au fait que nous montrions des gens qui ne vont jamais travailler." (Extrait des Inrockuptibles n°629, décembre 2007)

Cet homme a vraiment TOUT compris.  

 

Si vous êtes un lecteur fidèle - et je ne saurais trop vous en féliciter -, vous vous demandez si cet article a un lien avec celui publié hier. La réponse est "oui".

Voilà, aujourd'hui je suis très pressée, mais demain je vous parlerai d'une histoire (vraie, malheureusement...) d'overdose à la cocaïne. Ah ben si ça c'est pas du teasing...

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Une virée à l'ANPE

anpe

 

Ce matin, j'avais mon entretien mensuel personnalisé à l'ANPE. Pour ceux qui n'ont pas trop suivi les récentes réformes et/ou qui ne sont pas demandeur d'emploi, le suivi mensuel personnalisé est ce dispositif qui débute à partir du quatrième mois de chômage et qui vous donne la possibilité d'avoir à faire au même interlocuteur à chaque fois.

Dans la pratique, mon conseiller est une conseillère qui me reçoit dans une salle surchauffée dans laquelle il y a 5 autres conseillers ANPE et donc autant de demandeurs d'emploi assis face à eux - bonjour la confidentialité ! Ma conseillère me dit à chaque fois que je slalome entre les chaises et les corbeilles à papier pour rejoindre son bureau: "C'est la crise du logement !"

Ma conseillère n'est pas désagréable, non je crois que c'est moins que ça, elle sait qu'elle ne peut pas faire grand-chose pour moi.

Elle me dit tout de go que notre bassin d'emploi est "sinistré" et je sens bien qu'elle voudrait apporter sa contribution à un grand mouvement de "délocalisation des chômeurs" vers Paris ("En région parisienne, vous trouveriez plus facilement", me répète-t-elle) ou même d'expatriation ("Vous parlez anglais couramment ?").

Ma conseillère ANPE a un style vestimentaire un peu spécial. Aujourd'hui, elle portait une robe pull en laine qui n'était pas bien longue une fois debout mais qui lui remontait carrément en haut des cuisses une fois assise. Ce genre de vêtement de sied pas à Britney Spears, il ne va pas nettement mieux à une femme ronde de cinquante ans.

Ma conseillère ANPE n'aime pas trop quand je lui pose des questions parce que un, la plupart du temps, elle ne connaît pas la réponse et elle est obligée de chercher, deux, parfois elle ne connaît pas la réponse, elle cherche, elle ne trouve pas et elle est obligée de demander à ses collègues (qui sont tout proches, c'est l'avantage), trois, quelquefois, elle ne connaît pas la réponse, elle cherche, elle ne trouve pas, elle demande à ses collègues qui ne savent pas et elle me dit: "Vous devriez pouvoir trouver par vous-même sur Internet". Et elle ajoute: "Il faut que vous soyez plus dynamique, active et réactive".

Par contre, là où sa compétence ne peut en aucun cas être remise en cause, c'est quand elle contrôle ma recherche effective d'emploi. Là, elle y met beaucoup de zèle.

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"N'importe qui peut compatir à l'échec d'un ami, mais pour se réjouir du succès d'un ami, il faut une nature vraiment exceptionnelle" Oscar Wilde

 

Alors que je consultais tranquillement ma messagerie sur hotmail, un pub entre dans mon champ de vision: "Retrouvez vos anciens camarades de classe grâce à ..."

Pas plus tard que ce week-end, Camille, une amie rencontrée à un cours de yoga, me dit: "Tu n'es pas sur facebook, Lauren ? C'est génial pourtant ! Grâce à facebook, j'ai pu reprendre contact avec une copine de lycée que je n'avais pas vu depuis presque quinze ans !"

 

Franchement, les amis qui me sont chers, ceux dont la vie compte pour moi, ceux dont j'ai envie de partager les grands bonheurs - je suis donc une sacrée chic fille -, ceux que je soutiens, que j'épaule dans leur peine, je les ai conservés comme amis. Quant aux autres...

Est-ce que je ressens vraiment le besoin viscéral de reprendre contact avec...

A., dont la seule ambition était de devenir femme au foyer,

C., anorexique à 14 ans, boulimique à 14 et demi, anorexique à 15...,

J., qui a participé à une émission de télé réalité sur M6,

M., qui avait déjà adhéré au FN avant même d'être majeure,

H., qui copiait sur moi en cours de français,

P., petite blonde boulotte binoclarde qui, façon chrysalide, a dû se transformer en fille sublime,

R., qui rêvait de faire l'Ena sans oser le reconnaître,

C., alcoolique à 17 ans, toxico à 18,

etc.

 

Au-delà de mon manque de temps et d'intérêt, imaginez, imaginez un peu quelle horreur ce serait de découvrir que des gens médiocres ont tous mieux réussi que moi...

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Sport: croyante mais pas pratiquante

chaussures de sport

Environ tous les mois - en règle générale le 1er de chaque mois aux alentours de 8h-8h30 du matin lorsque je sors péniblement un orteil de dessous ma couette - j'essaie de me convaincre qu'il faut que je me remette au sport.

Il est vrai que quand j'arrive devant la porte de mon appart après avoir gravi trois malheureux étages, je suis aussi essoufflée qu'une vieille fumeuse que je ne suis même pas.

A défaut d'avoir un jour été une grande sportive - j'ai fait, je crois, le deuil d'une grande carrière de joueuse professionnelle à la minute où l'entraîneur a employé les mots "discipline" et "compétition" - j'ai durant 7 ou 8 ans joué au tennis toutes les semaines, participant même à des tournois interclubs. Ah ! Quel souvenir ému je garde de mes guiboles en X dans une petite jupe plissée !

Bien qu'ayant une mère qui selon ses propres dires "ne sait pas courir", ce qui précède tend à prouver que ma non pratique actuelle ne relève en rien d'un quelconque atavisme.

En fait, un peu comme quelqu'un qui croirait en un Etre suprême, créateur de l'Univers, sans se rendre à l'église, je crois aux vertus bienfaisantes du sport; mais ça s'arrête là. Croyante, mais pas pratiquante.

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Mon vendredi soir (la suite)

Après les idées lumineuses de Nicole et le premier contact visuel (cf. article du 05/01/08 intitulé "Mon vendredi soir"), voici le récit de la soirée. Lauren et A. sont attablés dans un restaurant italien, les plats sont servis, spaghettis bottarga pour elle, raie au câpres pour lui.

Notre premier sujet de conversation fut Nicole - notre dénominateur commun. J'eus l'occasion d'apprendre qu'elle et A. s'étaient fréquentés "brièvement". Au-delà de la tactique (très) discutable qui consiste à refiler un ex à une amie, cette découverte décuple dans des proportions tout à fait considérables la question initiale (Qu'est-ce qui a pu leur laisser croire qu'on allait bien s'entendre ?). A. me parla assez longuement de Nicole, "un phénomène quand même cette fille", avant d'être frappé par l'intuition (ou mon regard vide) qu'il était peut-être temps d'évoquer autre chose.

Je me rendis vite compte qu'il détenait bien plus d'informations sur moi que je n'en avais sur lui: aux renseignements fragmentaires et flous que Nicole m'avait donnés sur A. répondait une description très détaillée de ma personne. Une double question s'imposait: Que savait-il sur moi (voire même savait-il sur moi plus de choses que je n'en savais moi-même? - tout ça à cause de la perspicacité parfois inquiétante de Nicole et de mon aptitude délirante à manquer parfois d'objectivité) ? Ignorait-il ce que je savais sur lui ?

A. se mit très vite à égrener ses informations avec une certaine délectation (la délectation de celui qui sait qu'il possède un avantage conséquent sur vous) et, en élève consciencieux qui récite sa leçon, répéta tout - ou presque ? - de ce que Nicole lui avait appris.

A. porta sur mes activités et mes goûts quelques jugements dont l'originalité oscillée entre blanc cassé et coquille d'oeuf, bref passe-partout et convenus au plus haut point: "L'économie, c'est important", "Je ne suis pas très art contemporain, mais le dessin, c'est intéressant", "Les voyages, c'est enrichissant", "Le pain maison, c'est bon", "Militer pour la sauvegarde de l'environnement, c'est bien".

A. me posa aussi quelques questions en commençant ses phrases par: "Au fait, Nicole ne m'a pas dit pourquoi..." L'une d'elles semblait particulièrement obnubiler A. - même si l'onychophagie dont il paraissait souffrir laissait à penser qu'il devait être obnubilé par beaucoup d'autres choses - pourquoi on earth étais-je partie vivre si longtemps à Bruxelles ?

Après avoir parlé de nos plats - peut-être un peu trop de copeaux de poivron rouge dans mes spaghettis bottarga -, de la météo et des travaux sur la voirie à proximité, A. évoqua "la demeure familiale" (et son grand-père, châtelain, "un homme incroyable"), ses souvenirs d'enfance en vacances à Saint-Rémy-de-Provence, les causes du retard de développement des pays de l'Afrique subsaharienne, son restaurant préféré de fruits de mer, son étonnante passion pour le hip-hop et les sneakers.

Pendant qu'il me parlait de sa volonté de monter dans les cinq ans une compagnie d'assurance, je me faisais cette réflexion: A. sortait à peu près autant du lot qu'un conifère dans une forêt de conifères.

Je n'ai pas revu A. de la semaine (enfin si, je l'ai aperçu à la supérette au rayon des biscuits apéritifs l'autre soir, mais planquée comme je l'étais derrière un présentoir de nouilles asiatiques, je pense qu'il ne m'a pas vue).

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Un livre que j'aime beaucoup (1)

Joan Didion

 Quelques extraits d'un livre sublime:

"Maria n'a jamais compris l'amitié, la conversation, les plaisirs normaux de la vie en société."

"Elle se souvenait de tout cela, mais rien ne semblait rimer à rien. Elle avait le sentiment que son rêve s'était terminé et qu'elle avait continué à dormir."

"Cette italienne semblait convaincue que la vie avait un but, elle avait l'air de prendre des décisions et de s'y tenir, et Maria inspectait les photographies comme si elle pouvait trouver là une clef."

"Va te faire foutre, leur ai-je dit à tous, en m'amputant moi-même de ma vie." 

Joan Didion, Play It As It Lays (traduction française: Maria avec et sans rien).

Publié en 1970, ce livre a été réédité en 2007 et vous pouvez le trouver dans la collection pavillons poche chez Robert Laffont.

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Peurs irrationnelles

J'ai vu il y a des années sur la chaîne Comédie un documentaire sur le stand-up aux Etats-Unis. Sur une scène à New York, un comique exprimait une de ses hantises.

A chaque fois qu'il quittait son appartement, la même crainte irrationnelle: en fermant la porte, l'air ferait s'envoler un morceau de papier, ce dernier irait jusqu'à la chaudière au gaz et rentrerait en contact avec la flamme bleue. Le papier s'enflammerait et le feu prendrait dans la cuisine avant de s'étendre à tout l'appartement, voire à l'appartement des voisins et à tout l'immeuble.

J'ai la même hantise. Et plein d'autres encore.

Par exemple, je me suis rendue hier après-midi à la sécurité sociale - j'ai une vie palpitante - pour mettre à jour ma carte vitale dans une borne électronique prévue à cet effet. J'avais à peine inséré ma carte que déjà je pensais qu'il allait y avoir un dysfonctionnement et que mon dossier personnel serait visible lorsqu'une autre personne se servirait de la borne. Et il se trouve que cette autre personne sera forcément un génie de l'informatique doublé d'un malhonnête individu qui utilisera mes données pour se faire rembourser des soins médicaux, voire revendra ces données sur Internet.

Alors bien sûr, on ne remet pas à jour sa carte vitale toutes les semaines. Certes, mais j'ai exactement le même type de hantise à chaque fois que je vais à un distributeur automatique pour retirer de l'argent.

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